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2003 : La presse en parle
En bref, les points marquants de l'actualité
Dernière mise à jour : 22-10-2004
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La chaine de télé zurichoise SF DRS avait programmé une émission le 12 Octobre 2003 qui mettait en cause les Témoins de Jéhovah sous le titre :"la fin du silence". Sous la pression de la Watchtower la direction de cette chaine a choisi de différer sa diffusion.
Source Mouvements Religieux - BP 70733 - 57207 SARREGUEMINES Cedex .
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Si la religion nuit à la santé...
Les femmes qui refusent de se faire soigner par des médecins de l'autre sexe, des patients qui rejettent des règles d'hygiène au nom de la religion, des anesthésistes harcelés par des Témoins de Jéhovah qui veulent les pousser à renoncer aux transfusions sanguines : «Ce n'est pas acceptable», a décrété la commission Stasi. Oui au voile des patientes à l'hôpital. Oui aux prières, aux régimes alimentaires spécifiques. Non aux comportements qui mettraient en danger la santé publique. «Un patient doit pouvoir suivre dans la mesure du possible les préceptes de sa religion», assurent les sages. Mais pas à n'importe quel prix.
«Il ne doit pas remettre en cause le fonctionnement du service». Le droit des malades ne doit pas développer «des attitudes exclusivement consuméristes. (...) Des établissements hospitaliers rencontrent des difficultés face à des associations d'usagers qui se comportent comme des groupes de pression politico-religieux». Les sages suggèrent donc de compléter la loi hospitalière «pour rappeler aux usagers leurs obligations».
LIBERATION - Julie LASTERADE - vendredi 12 décembre 2003
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Intrusion probable de sectes sur les lieux de catastrophe
Une note signée du président de la Mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), Jean-Louis Langlais, a été envoyée mercredi à dix-neuf préfets concernés par les inondations : elle les met en garde contre lc. Ainsi, l'Église de scientologie reconnaissait hier que «les ministres volontaires, nombreux dans le Sud, étaient certainement en train d'aider sur le terrain».
«Les victimes sont des proies idéales. Elles sont affaiblies physiquement, psychiquement. Ayant tout perdu, elles sont prêtes à accepter l'aide du premier venu, explique Sonya Jougla, psychologue clinicienne, membre de la Société française de victimologie. Les Témoins de Jéhovah et les Scientologues arrivent par centaines après les catastrophes, extrêmement bien équipés, deux fois plus efficaces que la moyenne, extraordinairement gentils.» Par la suite, les victimes se sentiront redevables et obligées de garder des liens avec ces gens si dévoués. C'est alors que les adeptes proposent leur doctrine, sur le thème de «la colère de Dieu qui a voulu ce cataclysme pour punir la société».
Sonya Jougla a bataillé pendant trois ans pour alerter les pouvoirs
publics sur ce phénomène, dont on a mesuré pour la première
fois l'ampleur lors des inondations de l'Aude en 1999. Sur les décombres
d'AZF en octobre 2001, ce sont également des dizaines de pseudo-thérapeutes
utilisant les médecines alternatives et plus ou moins rattachés à des
sectes qui ont déferlé. Le ministère de la Santé a
pris acte de ce risque de manipulation post-traumatique en incluant dans
une brochure intitulée Accidents collectifs, attentats, catastrophes
naturelles, un chapitre appelant à la vigilance sur l'entrisme des
sectes auprès des victimes.
source : http://www.lefigaro.fr/france/20031205.FIG0037.html
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Le nain pourpre Prince a troqué ses habits de rock star pour faire du porte à porte dans sa ville natale de Minneapolis. Le musicien ne prêche plus la bonne parole du funk, mais celle des Témoins de Jéhovah, et les habitants de Eden Prairie, petite bourgade de l'Idaho ne sont pas contents. Le chanteur vient en effet sonner chez eux à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, sans se soucier de leurs convictions religieuses. Après Madonna et la Kabale, on ne s'attendait pas à ce que Prince verse lui aussi dans un tel prosélytisme. Même s'il est vrai qu'on ne s'attend plus à grand chose de normal de celui qui a sciemment sabordé une carrière qui s'annonçait florissante. Ceux qui l'ont vu un jour sur une scène savent qu'il est bien meilleur en "performer" des stades qu'en ersatz de missionnaire...
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D'anciens Témoins de Jéhovah font état d'agressions sexuelles
Presse Canadienne
Toronto
L'aile canadienne des Témoins de Jéhovah refuse d'ouvrir ses dossiers à des
anciens membres qui veulent connaître les noms de pédophiles et agresseurs
d'enfants au sein du groupe religieux.
Trois anciens Témoins, dont deux qui disent avoir été victimes d'agressions
sexuelles, demandent aux autorités politiques de forcer le groupe à collaborer
aux enquêtes policières sur de présumés agresseurs d'enfants.
L'organisme qui dirige l'Église, la Watch Tower Bible and Tract Society of
Canada, possède effectivement des dossiers sur les agresseurs d'enfants au
sein de ses rangs, mais il n'est pas question de les remettre à la police,
a déclaré un porte-parole, Clive Thomas.
Selon lui, les autorités de la Protection de la jeunesse sont avisées lorsqu'il
y a accusations d'agressions, comme l'exige la loi, et elles sont alors libres
de contacter la police. Mais, a-t-il soutenu, l'Église elle-même n'est pas
tenue de révéler les noms des personnes soupçonnées d'agression.
Les Témoins de Jéhovah se targuent de montrer une image vertueuse à travers
le monde, l'exemple d'un groupe à la moralité solide qui observe une interprétation
stricte de la Bible, tout en rejetant plusieurs institutions et pratiques
en dehors de leur Église.
Ils rejettent les transfusions sanguines, les congés laïques, la politique,
la fête de Noël, ainsi que de nombreuses pratiques, traditions et institutions
qui leur déplaisent.
Les cas d'agressions, sexuelles ou autres, sont traités à l'interne par ce
qu'ils appellent des comités judiciaires composés d'anciens de l'Église. Ce
sont eux qui étudient les preuves présentées et décident du jugement. Une
façon de faire qui est de plus en plus dénoncée par des critiques et des anciens
membres, qui soutiennent que beaucoup de cas restent cachés au sein de cet
univers sectaire.
Selon le groupe Silentlambs,
formé d'ex-membres de l'Église aux États-Unis et de présumées victimes d'agressions,
environ 24 000 agresseurs d'enfants sont fichés au quartier-général international
de l'Église à New York.
Vicki Boer, une ancienne membre de l'Église, a intenté une poursuite contre
les Témoins de Jéhovah canadiens l'année dernière. Mme Boer soutient qu'elle
n'a pas obtenu justice de la part des anciens après avoir accusé son père
de l'avoir agressée lorsqu'elle était adolescente.
Selon elle, on l'a forcée à confronter son père pour lui donner la chance
de reconnaître ses péchés, conformément aux principes bibliques. Son père
n'a jamais fait l'objet d'accusations criminelles et a même profité de promotions
au sein de l'Église.
L'affaire a éventuellement été confiée à la Protection de la jeunesse et portée
à l'attention de la police. Des accusations ont été déposées et un jugement
est attendu incessamment dans cette affaire.
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La chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté le pourvoi d'un cadre commercial de Falck, Joseph Salmieri, 44 ans, qui contestait son renvoi devant la cour d'assises de la Moselle pour des viols qui remontent aux années 1987-1990. Le procès doit donc désormais être audiencé par le parquet général de Metz.
M. Salmieri est accusé d'avoir profité de son autorité religieuse, au sein de l'association des Témoins de Jehovah de Creutzwald, pour commettre attouchements et viols sur de jeunes recrues, de jeunes garçons mineurs.
Le Républicain Lorrain : 22/12/02
(Lorraine / Faits Divers)
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Les Témoins de Jéhovah, Kouchner et moi.
Une affaire récente témoigne de la difficulté de traduire en sujet de société un " événement judiciaire " donné. L'histoire qui suit implique les Témoins de Jéhova et leur doctrine, la loi Kouchner du 4 mars 2002 dont on n'a pas fini de mesurer les effets résolument pervers et l'humble auteur de ces lignes qui, comme conseil d'une des parties, peut fournir un point de vue subjectif mais indépendant sur le sujet.
A la fin du mois d'août, une jeune maman témoin de jéhova, qui a perdu beaucoup de sang lors de son accouchement et qui est en danger de mort immédiat, bénéfice d'une transfusion sanguine qui la sauve alors pourtant qu'elle avait émis le vu de ne pas être transfusée.
Elle saisit - ou les Témoins de Jéhova saisissent pour elle - le tribunal administratif, lequel, dans le cadre d'un référé liberté " enjoint au centre hospitalier de ne plus effectuer de transfusion sanguine sur cette patiente sans son accord ".
La requête est fondée sur les dispositions de la loi Kouchner selon lesquelles la volonté du patient de recevoir ou de ne pas recevoir un traitement doit être respectée.
Les Témoins de Jéhova pavoisent - il n'y a pas d'autre mot - en indiquant que leur liberté de conscience doit être respectée, ils accusent d'ailleurs l'équipe médicale en cause d'avoir " fait pression " sur la patiente et de l'avoir transfusée " à son insu ".
Impact Médecin interroge les médecins sur cette décision, ces derniers s'insurgent et déclarent à 90% qu'il est exclu qu'ils se plient à ce type de décision qu'ils jugent inique. On leur a appris à sauver des vies , pas à regarder mourir une jeune maman qu'un seul geste préserve.
Voilà donc une décision judiciaire - un événement - qui serait à l'origine d'un vrai débat de société : la loi Kouchner qui " libère " le patient de la toute puissance du médecin, les médecins qui s'élèvent contre une décision qui leur imposerait de ne pas toujours privilégier la vie .. et les Témoins de Jéhova qui voient leur doctrine recevoir un aval judiciaire
Sauf que.
Il n'y a pas d'événement, il n'y a pas de débat. Il reste une opération de communication mal cernée par les médias traditionnels qui n'ont pas joué le rôle de filtre qui doit parfois être le leur.
Démonstration.
La loi Kouchner prévoit dans son article 1111-4 : " Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment ". Le principe semble donc clair et absolu. Les journalistes se sont arrêté à ce paragraphe. Si un médecin transfuse une patiente sans son accord, il commet une faute.
C'est faux pour deux raisons.
1.Le même article de la loi Kouchner précise : " Le médecin
doit respecter la volonté de la personne après l'avoir informée
des conséquences de ses choix. Si la volonté de la personne
de refuser ou d'interrompre un traitement met sa vie en danger, le médecin
doit tout mettre en oeuvre pour la convaincre d'accepter les soins indispensables.
" Le médecin a donc l'obligation et le devoir de tout mettre en
uvre pour persuader le patient. Il a un rôle actif. Il ne s'agit
pas de pression, il s'agit de s'assurer de la " véritable volonté
" du patient.
2. Le Conseil d'Etat, dans un arrêt du 12 Aout 2002, statuant dans
une affaire semblable et sur le fondement de la loi Kouchner, a indiqué
que lorsque la vie du patient est en danger immédiat, le principe de
l'article 1111-4 ne s'impose plus au médecin qui doit d'abord et avant
tout préserver la vie. On ne peut donc reprocher à un médecin
de transfuser un patient s'il n'y a plus d'autre moyen de le sauver, qu'il
soit témoin de Jéhova ou pire.
Le Tribunal administratif avait d'ailleurs reproduit dans sa décision
cet attendu du Conseil d'Etat mais avait considéré que la preuve
de la détresse vitale de la patiente n'était pas rapportée.
Le risque vital existait bel et bien mais, le Tribunal ayant statué
en urgence un Dimanche, l'hôpital n'avait pas eu le temps matériel
de lui faire parvenir une copie du dossier médical.
Donc
.
1. Non, le principe de respect de la volonté du patient n'est pas absolu
2. Non, les médecins ne sont pas " condamnés " à
regarder mourir les patients
Qui l'a écrit ? Qui a discuté ? Personne. Le chur des
journalistes a, dans le pire des cas, parlé des atteintes aux droits
de la personne commis par les médecins (!), dans le meilleur des cas
dénoncé ces médecins qui prennent des décisions
sans en référer aux patients
.
Le comportement sectaire des Témoins de Jéhova qui ne voient pas d'inconvénient à laisser mourir une jeune maman d'une vingtaine d'années n'a pas été évoqué.
Sur quel média pense-t-on encore ?
Sur le Net j'espère, et j'attends vos réactions.
http://www.sppsline.com/htm/actu/2003/tjehovah.htm
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