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 Infos "Bulles" N° 65

BULLES est le Bulletin de liaison pour l'étude des sectes, trimestriel publié par l' UNADFI

Sommaire "TJ" du n°65, 1er trimestre 2000

La MILS prévient contre les Témoins de Jéhovah

Lettre de I'UNADFI à Monsieur le Président du Conseil National de l'Ordre des Médecins

Note d'humour : une taxe "cultuellement" favorable

La MILS prévient contre les Témoins de Jéhovah

La Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes (MILS) a publié en février la note ci-dessous à un moment ou les Témoins de Jéhovah font le tour de France des médecins et des hôpitaux pour prôner le refus de la transfusion sanguine et son remplacement par des méthodes soi-disant aussi efficaces. La lettre de l'UNADFI au Président du Conseil National de l'Ordre des Médecins, donnée ci-après, explicite la manœuvre des Témoins de Jéhovah.

Certaines sectes développent actuellement une campagne de refus de transfusion sanguine excipant de procédés parallèles qu'elles disent aussi efficaces.

Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité a rappelé dès le mois de mai 1998 qu'il existe "dans un certain nombre de situations des produits ou des techniques alternatifs à la transfusion sanguine, … ces produits ou techniques ne couvrent pas toutes les situations chirurgicales. En particulier:

1°) Les besoins transfusionnels ne sont pas toujours prévisibles avant l'intervention et, dans ces situations, il est difficile d'avoir uniquement recours à des produits ou techniques de substitution.

2°) il existe des situations chirurgicales notamment d'urgence avec transfusions massives pour lesquelles il n'existe à ce jour aucun produit de substitution de la transfusion sanguine.

La transfusion sanguine peut donc avoir un caractère vital et irremplaçable et le refus pour un tiers continue à entraîner, nonobstant les progrès réalisés, un danger qui peut être mortel pour celui-ci."

S'agissant du cas des enfants, la Mission interministérielle de lutte contre les sectes rappelle que les dispositions de la Convention internationale des droits de l'enfant n'autorise nullement à contraindre un mineur, même du fait de l'autorité parentale, à ne pas bénéficier de tel soins. En effet, l'enfant est juridiquement une personne à laquelle la Convention précitée accorde en priorité un droit personnel à l'épanouissement.

Alain Vivien

Président de la MILS

 

Lettre de I'UNADFI à Monsieur le Président du Conseil National de l'Ordre des Médecins Paris le 19 janvier 2000

Monsieur le Président,

 

Devant l'émotion de nombreux médecins qui ont reçu le texte de la revue "Réveillez-vous" publiée par les Témoins de Jéhovah et intitulée "Médecine et chirurgie sans transfusion" je vous en adresse ci-joint un exemplaire. Cette revue a été diffusée massivement en France et dans le monde. Par ailleurs un colloque sur "soigner sans transfuser" est prévu à Marseille les 28 et 29 mars prochain (voir programme sur internet ci-joint).

Ces textes et colloques, malgré les précautions formelles de rédaction que manifestement les rédacteurs ont prises, sont des incitations très fortes adressées au public pour refuser toute transfusion.

Vous trouverez par ailleurs ci-joint copie de la note adressée par la Direction générale de la Santé au Directeur des Affaires sociales qui est un démenti parfaitement clair des positions des médecins intervenants.

Nous pensons qu'il serait important que la communauté médicale de France prenne une position publique sur la question de la transfusion afin de laisser aux seuls Témoins de Jéhovah la responsabilité des accidents graves pouvant survenir sur la foi d'une information volontairement erronée.

Vous remerciant de votre attention, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma haute considération.

La Présidente

Janine Tavernier

Voir aussi :
Sur ce site : Des médecins piégés par les Témoins de Jéhovah
Notes de M.Marjollet : Les Témoins de Jéhovah forment les médecins
Médecine et chirurgie sans transfusion.
Lu dans la presse : Exercice irresponsable de la médecine

Note d'humour
La taxe foncière sur les propriétés bâties,
une taxe "cultuellement" favorable
ou
Comment s'y soustraire en application de
l'article 1382-4E du code général des impôts
en déclarant chez soi un culte bidon

Propriétaire de mon habitation, comme de nombreux contribuables français, il m'arrive de lever les yeux au ciel lorsque je reçois les trop nombreux avis d'imposition que m'adresse régulièrement l'administration fiscale : impôts sur le revenu, taxe d'habitation, taxe foncière... La liste est longue, aussi m'arrive-t-il parfois, excédé, de prier ladite administration de revoir sa copie, de refaire ses calculs

Mais rien n'y fait, celle-ci demeure inflexible appliquant à la lettre avec une foi hors du commun les préceptes d'un ouvrage qui lui tient lieu de bible : le Code Général des Impôts.

Dépité, découragé, après des années de prières, j'allais renoncer lorsque, par hasard, je suis tombé sur un article de presse relatant une sorte de contentieux surnaturel opposant en 1999 l'administration fiscale ("mon" administration fiscale) à l'association loi de 1901 des Témoins de Jéhovah, une secte multimilliardaire Si l'on en croit le rapport parlementaire "Les sectes et l'argent" publié récemment.

Qu'on en juge, sans que ce jugement soit dernier, d'une part l'administration fiscale lui réclame, bible en main, 300 millions de Francs (près de 50 millions d'Euros), représentatif de la contribution exigible sur les sommes collectées et non déclarées par l'association dans ses mille et quelques établissements, et d'autre part, la même administration fiscale est de plus en plus dans l'impossibilité, en raison des conséquences d'un texte d'origine toute aussi alsacienne que divine sur les lieux de culte, de recouvrer les taxes foncières sur les mille et quelques établissements en cause.

Il en résulte une sorte d'extraterritorialité fiscale de ces centres de perception TJ, centres où ne sont habituellement perçus que des billets et non des pièces, ce afin de ne pas troubler par des bruits inconvenants le recueillement des assujettis.

Contribuables, mes amis, la solution est donc là.

Transformons nos habitations, nos commerces et nos entreprises en lieux d'exercice d'un culte quelconque et équipons-les d'objets rituels propres à démontrer aux agents du fisc l'aménagement spécial de nos locaux au culte choisi. Au besoin, faisons établir quelques constats d'huissier ainsi que de nombreux témoignages écrits d'amis ou de voisins à qui évidemment nous nous engageons de rendre la pareille. Entre frères de combat rien n'est à refuser.

Chacun d'entre nous peut évidemment, liberté oblige, choisir le culte de son choix. Après avoir hésité entre le culte de la bonne chair et le culte de l'argent, trop voyants et peu originaux, j'ai décidé quant à moi de me dévouer corps et âme à la " divine exonération " et de créer prochainement, en déposant à la préfecture des statuts, "l'association des bénéficiaires de la divine exonération". J'ai disposé des objets rituels partout dans toutes les pièces de mon habitation (des imprimés d'exonération du modèle réglementaire), je rédige des cantiques (des demandes d'exonération en vers que je mets en musique). Je ferai paraître un livre annonçant la bonne nouvelle. Celle de mon exonération de taxes foncières en raison du lieu de culte que j'occupe. J'y gagnerai environ 3 000 francs chaque année pour la gloire éternelle de mon association cultuelle évidemment, mais aussi pour la défense de la liberté de culte et de conscience.

Le Président de l'association cultuelle de la divine exonération

E.T.

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