Une condamnation doctrinale ne suffit pas à mettre hors d’état de nuire l’abbé de Nantes, chef de la secte CRC


Le Tribunal de la Signature Apostolique, la plus haute instance juridique vaticane, a récemment "notifié à tous les intéressés pour tous effets de droit " son rejet, "pour manque de fondement ", du recours présenté par Georges de Nantes, prêtre schismatique de 77 ans, contre des sanctions prononcées par l’évêque de Troyes, diocèse où il s’était installé quelques années après son ordination (par usurpation de recommandation) à Grenoble en 1948.


Rome a ainsi confirmé la " suspense a divinis ", l’interdit des sacrements d’eucharistie et de pénitence dans le diocèse de Troyes et celui de demeurer à Saint-Parres-les Vaudes au diocèse de Troyes. Mais rien n’interdit à l’abbé d’aller communier, voire se confesser à Rome, à Paris, au Portugal, ou en Belgique ! Ni d’aller s’installer au Québec, comme c’est le cas à Shawinigan, où toutefois l’évêque de Trois-Rivières a fermement réagi dès son arrivée.


Dès lors l’abbé peut poursuivre ses sordides et néfastes activités tant ne seront pas sanctionnés des "comportements moraux inadmissibles de la part d’un prêtre " (Sacrée Congrégation pour la doctrine de la foi, 24 mars 1998). Au nom d’une vérité dont il fait croire à des familles de sensibilité traditionaliste qu’il est le seul détenteur, il se prend pour le supérieur divin d’une communauté mixte et d’une ligue phalangiste, la Contre-Réforme Catholique, association loi 1901 considérée comme "l’exemple d’une organisation sectaire complète "…"reproduisant fidèlement le modèle sectaire type " (rapport parlementaire de 1999 "Les sectes et l’argent "). Considérée aussi par les spécialistes du phénomène sectaire comme un modèle des techniques de manipulation mentale et du masque religieux. Nombre de familles souffrent toujours du comportement pathologique du personnage..


Les récentes décisions romaines, malgré leur caractère restrictif, devraient normalement mettre un terme à des années de totalitarisme, d’hypocrisie, de mensonges, de ruses et de fausses promesses d’amendement. Encore faudrait-il qu’y contribuent sans "états d’âme " et de façon radicale ceux qui prétendent servir l’Evangile. Une seule condamnation doctrinale est hors de propos pour les victimes d’une imposture notoire !


13 mai 2001

François DECARIS, membre fondateur d’ "Espoir et Dialogue ", collectif de familles victimes de la Phalange dite Contre-Réforme Catholique (CRC).


Signé : François DECARIS