Au nom des familles victimes de la Contre Réforme Catholique (CRC),
François DECARIS
, ex-président d’Espoir & Dialogue, membre de l’
UNADFI et du C.C.M.M., communique :

François DECARIS
28 ter Grande Rue
49440 Challain la Potherie

Bien que l’Eglise catholique romaine répugne, au nom d’une fausse charité confraternelle, à dénoncer le comportement amoral de ceux qui sont censés la représenter, le Tribunal suprême de la Signature Apostolique, présidé par Jean-Paul II, a disqualifié sans appel, par décret pontifical du 7 octobre dernier, un prêtre de 77 ans, ordonné à Grenoble en 1948 par usurpation de recommandation : Groupe de Nantes, installé illégitimement dans le diocèse de Troyes, à Saint-Parres-lès-Vaudes.

Au nom d’une vérité dont il faisait croire à des familles de sensibilité traditionaliste qu’il étatit le seul détenteur, il s’était auto-proclamé supérieur d’une communauté mixte avec antenne au Québec et avait fondé une ligue phalangiste, la Contre-Réforme Catholique, association loi 1901 considérée comme "l’exemple d’une organisation sectaire complète"…"reproduisant fidèlement le modèle sectaire type" (rapport parlementaire de 1999 " Les sectes et l’argent "). Considérée aussi par les spécialistes du phénomène sectaire comme un modèle des techniques de manipulation mentale et du masque religieux. Nombre de familles souffrent toujours du comportement paranoïaque du prêtre.

Prise en total accord avec l’ "opération vérité " engagée par l’Eglise de France contre les dérives sectaires, selon les propos de Mgr. Jean Vernette (Le Monde du 27janvier 2001), la nouvelle et définitive sentence mettrait enfin un terme à des années d’hypocrisie, de mensonges, de ruses et de fausses promesses d’amendement donnant corps à des décisions romaines dont la précédente (ci-dessous), adressée à l’évêque de Troyes par la " Sacra congregatio pro doctrina fidéi ", est datée du 24 mars 1998 :

<< Cette congrégation s’est depuis longtemps déjà intéressée au cas de l’Abbé Georges de Nantes, prêtre de votre diocèse, lequel s’est fait connaître depuis plusieurs années pour son attitude hostile au Magistère ecclésiatique et à la Hiérarchie catholique.

Par Décret Episcopal daté du 1 juillet 1997 vous déclariez toujours en vigueur la suspense " a divinis " déjà infligée à ce prêtre le 25 août 1966 et lui interdisiez l’accès aux sacrements de l’eucharistie et de la pénitence dans le diocèse de Troyes, lui intimant en même temps de s’éloigner de ce diocèse. Contre ce Décret l’intéressé a interjeté appel à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, déclarant faussement que "l’évêque de Troyes a été désaissi du dossier par Rome ".

Récemment il a été signalé à cette Congrégation que l’Abbé De Nantes – après être retourné dans le diocèse de Troyes désobéissant aux dispositions de son Ordinaire – continue à diffuser, à travers sa prédication, des doctrines eronnées consistant en une conception sensualiste de l’eucharistie et en la notion d’un présumé "mariage mystique entre le Christ et Marie ". Il est en outre accusé d’avoir pris le risque de traduire de telles théories en comportements moraux inadmissibles de la part d’un prêtre.

Attendu ce qui vient d’être mentionné, ce Dicastère - après avoir attentivement réexaminé la complexe et délicate question - a décidé de ne pas accueillir l’appel susdit et de confirmer, pour un temps indéterminé, la mesure de suspense " a divinis " adoptée par vous vis-à-vis de ce prêtre. >>

Si l’intéressé a bien eu connaissance de l’interdit définitif d’octobre dernier, les fidèles du diocèse de Troyes et d’ailleurs n’en ont pas encore été informés. Cela ne devrait tarder… au nom de l’"opération vérité " de l’Eglise de France.

Au nom des familles victimes de la Contre-Réforme Catholique (CRC), François DECARIS, ex-président d’Espoir & Dialogue, membre de l’UNADFI et du CCMM.

Signé : François DECARIS                   15 février 2001