*** km 9/92 6 Préservez vos enfants d'un mauvais emploi du sang ***

20 Que répondrez-vous si un avocat ou un juge vous demande pourquoi vous refusez une transfusion qui "sauverait" votre enfant? De prime abord, vous aurez peut-être envie de lui expliquer votre foi en la résurrection et de déclarer que vous êtes pleinement confiants que Dieu ressuscitera votre enfant s'il venait à mourir. Mais une telle réponse ne fera que conforter le juge, dont le souci premier est le bien-être physique de l'enfant, dans l'opinion que vous êtes des fanatiques et qu'il doit intervenir pour protéger votre enfant.

21 Il faut que les magistrats comprennent que même si vous refusez le sang par profonde conviction religieuse, vous ne refusez pas que votre enfant soit soigné. Le juge doit ressentir que vous n'êtes pas des parents négligents ou inhumains, mais bien plutôt des parents aimants qui veulent que leur enfant soit soigné. Simplement, vous n'êtes pas d'avis que les prétendus mérites du sang compensent les risques mortels du procédé et de ses complications, surtout quand il existe des thérapeutiques de substitution ne présentant pas ces risques.

22 Selon les circonstances, vous pourrez faire remarquer qu'un seul médecin a estimé que le sang était nécessaire, que les médecins ont différentes manières d'envisager les traitements, et que vous demandez la possibilité de trouver un médecin qui s'occupera de votre enfant selon des techniques largement répandues qui ne font pas appel à la transfusion sanguine. Grâce au comité de liaison hospitalier, vous aurez peut-être déjà trouvé un praticien disposé à soigner votre enfant sans recourir au sang et qui pourra apporter un précieux témoignage, par exemple par téléphone. Il sera sans doute possible au comité de liaison hospitalier de remettre au juge, voire au médecin qui demande l'intervention de la justice, des articles tirés de revues médicales qui montrent comment le mal dont souffre votre enfant peut être combattu efficacement sans transfusion.

23 Souvent, un juge à qui on demande de rendre à la hâte une ordonnance ne va pas, de lui-même ou parce qu'on les lui aura signalés, se pencher sur les nombreux dangers du sang, comme le SIDA, l'hépatite et quantité d'autres complications. Vous pouvez les rappeler au juge et aussi l'informer qu'en tant que parents chrétiens, vous assimilez le recours au sang d'une tierce personne, dans le but d'entretenir la vie, à une transgression grave des lois divines et qu'administrer de force du sang à votre enfant équivaudrait à un viol. Vous et votre enfant (s'il est en âge d'avoir ses propres convictions) pouvez expliquer la profonde aversion que suscite l'idée d'une telle intrusion dans son corps et demander instamment au juge de ne pas statuer, mais plutôt de permettre la poursuite d'un traitement de substitution.

24 Lorsqu'une défense est bien exposée, les juges discernent mieux l'autre point de vue, le vôtre - celui des parents. Ils ne sont alors pas aussi enclins à autoriser une transfusion. Il est arrivé que des juges ont restreint de façon draconienne la latitude du médecin d'employer le sang, demandant même parfois à ce que soient tout d'abord envisagés les traitements de substitution, ou ont donné aux parents la possibilité de trouver des médecins qui soigneraient sans recourir au sang.

25 Lorsque vous êtes devant quelqu'un qui cherche à faire imposer une transfusion, vous ne devez jamais laisser planer de doute sur la fermeté de vos convictions. De temps à autre, des juges (et des médecins) demandent aux parents s'ils verraient une quelconque objection à leur "transférer" la responsabilité de la décision de transfuser, pensant que cela soulagerait la conscience des parents. Mais il devrait être clair dans l'esprit de toutes les personnes concernées que vous, les parents, vous sentez tenus de continuer à faire tout ce qui est en votre pouvoir pour empêcher une transfusion. C'est là une responsabilité que Dieu vous a confiée. Elle ne saurait être transférée.

26 Il vous faut donc être prêts à exprimer de façon claire et convaincante votre position devant les médecins ou les juges. Si une décision de justice intervient malgré vos efforts soutenus, continuez à implorer le praticien de ne pas transfuser et recommandez avec insistance une thérapeutique de substitution. Continuez d'en appeler à lui pour qu'il veuille bien examiner les articles tirés de revues médicales et demander l'avis de médecins qui acceptent d'être consultés pour proposer des issues non sanguines. Plus d'une fois, un médecin qui semblait inflexible est ressorti de la salle d'opération en annonçant fièrement qu'il n'avait pas utilisé de sang. Ainsi, même si une ordonnance a été émise par un juge, n'abandonnez jamais la partie, à aucun prix! - Voir La Tour de Garde du 15 juin 1991, "Questions des lecteurs".

27 Souvenez-vous de ces paroles de Jésus: "Soyez sur vos gardes avec les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux locaux (...). Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi, en témoignage pour eux et pour les nations." Jésus a ajouté que, pour nous soutenir en pareilles situations, l'esprit saint nous aiderait à nous rappeler ce qu'il est approprié et utile de dire. - Mat. 10:16-20.

28 "Celui qui se montre perspicace dans une chose trouvera le bien, et celui qui a confiance en Jéhovah, heureux est-il!" (Prov. 16:20). Parents, préparez-vous convenablement pour protéger votre enfant de la contamination spirituelle qu'engendre la transfusion sanguine (Prov. 22:3). Enfants, acceptez la formation que vous prodiguent vos parents par ces dispositions et prenez-les à coeur. Que toute votre famille 'soit fermement résolue à ne pas manger le sang, afin que cela aille bien pour vous' grâce à la bénédiction et à l'approbation de Jéhovah! - Deut. 12:23-25.