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Société Française d'Anesthésie et de Réanimation
Reconnue d'Utilité Publique - Décret du 19 Juillet 1966 - Arrêtés du 31 Octobre 1981 et du 19 Octobre 1987


RÉFLEXIONS SUR L'INFORMATION ET LE CONSENTEMENT DU PATIENT EN ANESTHÉSIE-RÉANIMATION

Ce texte a été publié dans les AFAR n°1 Vol. 17, 1998 - Rubrique formation/information, pages FI à F4

Le texte suivant a été élaboré par le Comité Vie professionnelle à la demande de la SFAR et a été approuvé par son Conseil d'administration.

Ses auteurs ne sauraient imposer à qui que ce soit une conduite à tenir. Leur objectif est d'expliciter le cadre législatif et réglementaire qui régit la communication de l'information et le recueil du consentement du patient, et de proposer un guide que chacun pourra adapter et utiliser à bon escient.

 

[ EXTRAIT de http://www.sfar.org/informationpatient.html ]:

Témoins de Jehovah [10]

Les témoins de Jehovah s'opposent à la pratique de certains actes médicaux, notamment aux transfusions sanguines.

Dans tous les cas où il s'agit d'un adulte capable et conscient, il est recommandé d'informer pleinement le patient, devant témoin, en insistant sur les risques qu'il encourt s'il maintient son refus et sur les conséquences qui peuvent en résulter.

Le fait pour le médecin de s'incliner trop facilement, face au refus du patient, est considéré comme une négligence coupable (cour d'appel de Toulouse, 15 février 1971). Ce jugement est repris par le Conseil d'État (arrêt du 29 juillet 1994) : " Le fait pour le médecin de s'incliner trop facilement, face au refus du patient, en acceptant de le traiter par des remèdes illusoires est constitutif d'une faute justifiant une sanction disciplinaire. "

Devant un refus transfusionnel persistant et en l'absence d'urgence, tout médecin est en droit de se récuser (article 47 du Code de déontologie médicale [2]).

Si le médecin accepte d'intervenir en connaissance du refus de transfusion, il doit impérativement : 1) mentionner dans le dossier avec précision les justificatifs cliniques et biologiques permettant d'envisager l'emploi d'une technique palliative ; 2) vérifier quelles techniques palliatives sont acceptées par le patient ; 3) exiger que le refus soit écrit par le patient lui-même dans un document personnalisé et -contresigné par deux témoins (famille ou tiers autres que les membres du personnel soignant). Le médecin doit alors tout faire pour respecter l'accord donné.

S'il s'agit d'un adulte inconscient, admis en urgence, le risque de poursuite pour non-assistance à personne en danger impose de transfuser en cas de nécessité vitale, même si la famille oppose, par écrit et devant témoin, un refus persistant à toute transfusion ou si est présenté un refus écrit et antérieur du patient. Il est dans ces situations conseillé de prendre rapidement contact avec le procureur de la République ou son substitut, gardiens des libertés individuelles : un magistrat est toujours disponible au siège de chaque tribunal.

S'il s'agit d'un mineur ou d'un majeur protégé, en cas de refus persistant des parents ou de l'environnement familial, le médecin doit informer le juge des enfants, le juge des tutelles ou le procureur de la République en vue d'une levée provisoire de l'autorité parentale ou de tutelle.

Références

  1.  
  2. Ministère des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville. Loi n° 94-653 du 29 juillet 1994 relative au respect du corps humain. Journal officiel de la République française 30 juillet 1994:11056-9
  3. Ministère de la Santé publique et de l'Assurance maladie. Décret n° 95-1000 du 6 septembre 1995 portant sur le Code de déontologie médicale. Journal officiel de la République française 8 septembre 1995:13305-10
  4. Ministère des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville. Circulaire DGS/DH/95 n° 22 du 6 mai 1995 relative aux droits du patient hospitalisé et comportant une charte du patient hospitalisé
  5. Recommandations concernant la période préanesthésique. Société française d'anesthésie et de réanimation, septembre 1991
  6. Recommandations concernant les relations entre anesthésistes-réanimateurs, chirurgiens et autres spécialistes ou professionnels de santé. Ordre national des médecins, mai 1994
  7. Ministère des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville. Décret n° 94-1050 du 5 décembre 1994 relatif aux conditions techniques de fonctionnement des établissements de santé en ce qui concerne la pratique de l'anesthésie et modifiant le Code de la santé publique (troisième partie : Décrets). Journal officiel de la République française 8 décembre 1994: 17383-5
  8. Recommandations concernant la pratique de l'analgésie obstétricale. Société française d'anesthésie et de réanimation, septembre 1992
  9. Ministère des Affaires sociales et de l'Intégration. Circulaire DH/DGS/3 B n° 47 du 15 janvier 1992 relative au suivi de la sécurité transfusionnelle entre les établissements de transfusion sanguine et les établissements de soins
  10. Recommandations concernant l'anesthésie du patient ambulatoire. Société française d'anesthésie et de réanimation, septembre 1990 (réimpression 1994)
  11. Gromb S, Janvier G. Transfusion sanguine et témoins de Jehovah. Presse Méd 1996;25:180-2

Code de déontologie médicale Extrait article 36:

"Certaines sectes sont farouchement opposées aux vaccinations, aux opérations, ou aux transfusions de sang humain (témoins de Jéhovah). Le médecin doit s'incliner si l'intervention n'est pas urgente, si la transfusion n'est pas indispensable ou lorsque, en cas de maladie chronique, le malade et son entourage, pleinement conscients de l'enjeu, opposent un refus persistant.

Lorsque la vie du malade est réellement et immédiatement menacée, on comprend le médecin qui, n'acceptant pas d'être complice de ce qui lui semble être une aberration criminelle, passe outre et fait ce que sa conscience de médecin lui commande, à ses risques et périls. S'il s'agit d'un enfant, en avisant le procureur de la République, il donne à sa conduite professionnelle un support légal. "
http://ordmed.org/commente/a36.html

A propos du refus de transfusions :

Sur ce site : Des médecins piégés par les Témoins de Jéhovah

La MILS prévient contre les Témoins de Jéhovah

Lettre de I'UNADFI à Monsieur le Président du Conseil National de l'Ordre des Médecins

En cas d'urgence, un médecin peut-il effectuer une transfusion sanguine malgré le refus écrit du patient

l'affaire du sang Bulgare

Rémi, témoin de Jéhovah, refuse toute transfusion sanguine

L'UNADFI dénonce une campagne des Témoins de Jéhovah

Le Formulaire type de refus de transfusion proposé par Sophie Gromb et Gérard Janvier à l'intention du corps médical et des Tj.

A l'instar de la Scientologie, les Témoins de Jéhovah infiltrent les millieux du droit, de la santé et universitaires

Société Française d'Anésthésie et de RéanimationLa SFAR s'exprime.

Extrait du Code de déontologie médicale

 

Sur d'aures sites : Les Témoins de Jéhovah forment les médecins

Médecine et chirurgie sans transfusion.

Exercice irresponsable de la médecine